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Cahier de faits et de pensées.

"...nos actes sont ordinairement préparés par l'acte de penser et de juger."G. Frege.
December 30

Gaza: Appel des chefs religieux à la fin des violences.

"- Un appel à la fin des hostilités dans la bande de Gaza a été adressé “aux deux parties en conflit” et à la “ communauté internationale” par les patriarches, les évêques et les chefs des Églises chrétiennes de Jérusalem. “En exprimant notre profonde douleur pour la reprise du cycle de la violence entre israéliens et palestiniens et la persistance du manque de paix en Terre Sainte, nous dénonçons les hostilités dans la bande de Gaza et toutes les formes de violences et homicides des deux côtés”,lit-on dans la note diffusée par Radio Vatican dans laquelle les chefs religieux expriment leur effroi pour la “destruction, les morts et l’effusion de sang” qui surviennent “alors que nous célébrons Noël, la naissance du roi de l’amour et de la paix”. “Ces effusions de sang et de violence ne porteront pas à la paix et la justice mais alimenteront la haine et l’hostilité, c’est ainsi que la confrontation perdurera entre les deux peuples”, ajoute la note.

Les religieux s’adressent aux représentants des deux parties en conflit afin qu’elles “retrouvent la raison et cessent leurs actes violents qui ne portent que destruction et tragédie” et les invitent à “travailler pour régler leurs différences avec des moyens pacifiques”. L’appel implique aussi la communauté internationale, appelée à “s’acquitter de ses propres responsabilités et intervenir immédiatement et activement pour stopper cette effusion de sang et faire cesser toutes les formes d’affrontement”; il est également demandé à la communauté internationale de “s’engager à mettre fin aux combats en cours et de résoudre les causes du conflit”. Les religieux s’adressent aussi aux "diverses factions palestiniennes”, leur demandant de “mettre fin à leurs divisions et de concilier les différences”, d’engager une “réconciliation nationale” et “employer des moyens non violents pour parvenir à une paix juste dans la région”. Le message est signé par les 13 chefs des diverses églises chrétiennes de Jérusalem, dont le patriarche latin Foud Twal.

LE PATRIARCHE DE JÉRUSALEM, UNE “ATTAQUE DISPROPORTIONNÉE”

L'attaque d’Israël a été disproportionnée. Une riposte militaire était prévisible, mais pas d’une telle entité. Nous ne nous attendions pas à une réaction si dure. Nous ne pouvons pas continuer de cette façon. Nous sommes fatigués et avons besoin de paix et de sérénité. Tous, palestiniens comme israéliens, ont besoin de vivre dans la paix. La solution militaire n’est pas la bonne et une nouvelle période marquée par la guerre et de fortes tensions recommencera”, a déclaré hier à l’Osservatore Romano, le quotidien du Saint-Siège, le Patriarche des Latins à Jérusalem, Fouad Twal, après avoir rencontré le président israélien Shimon Peres et le ministre de l’Intérieur, Roni Bar. “Nous avons manifesté notre désappointement mais eux ils ont défendu leur position. Je ne sais pas quand les attaques militaires finiront mais on ne peut pas continuer ainsi, en bombardant des villages entiers, des femmes et des enfants sans défense", a poursuivi le patriarche. "La solution militaire n’est pas la voie à entreprendre. Nous demandons le cessez-le-feu et la reprise des négociations. Je pense que la Ligue arabe peut donner sa contribution à la fin des hostilités des deux côtés”. L’archevêque Antonio Franco, nonce apostolique en Israël, s’est dit lui aussi surpris par la réaction israélienne: “Nous vivons dans un climat de forte tension. Il faut parvenir au plus vite à des négociations pour mettre définitivement fin aux nouvelles vagues de violence dans la bande de Gaza. Le sentiment commun de l’Eglise est que la modération doit prévaloir". "
(Le 30 décembre  2008 - Eucharistie Sacrement de la Miséricorde)

December 22

...et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté.

Je reprends mon blog, et cette fois pour souhaiter un joyeux Noël, una Feliz Navidad, à tous, et une bonne année, même si elle s'annonce difficile. Peut-être, l'occasion de regarder les choses autrement...






October 21

Nouvelle adresse: www.mariamarquezblanc.over-blog.com


Membre de Démocratie Rémoise, je vous invite à me retrouver sur le site: www.democratie-remoise.fr

et également sur: www.mariamarquezblanc.over-blog.com


Ce blog, je le conserve pour des articles philosophiques, et d'autres...

October 09

La France s'ensortirait-elle mieux de la crise?

Selon le FMI, 2009 sera une année noire

L.S. (lefigaro.fr) avec AFP
 

Si la France devrait connaître une croissance quasi-nulle, elle pourrait s'en sortir mieux que ses voisins européens.

Le Fonds monétaire international prévoit une année 2009 bien sombre pour l'économie mondiale, ayant nettement revu à la baisse mercredi sa prévision de la croissance mondiale, à 3% contre 3,9% dans ses prévisions de juillet. Son rapport sur les «Perspectives économiques mondiales» indique que «l'économie mondiale entre dans un tournant majeur, faisant face au choc financier le plus dangereux sur les marchés financiers développés depuis les années 1930».

Ce ralentissement devrait toucher en particulier les pays les plus développés. Alors que le FMI tablait sur une croissance de 1,4% en juillet dernier, cette prévision est rabaissée à 0,5%. Pour les pays en développement, la prévision de croissance en 2009 a été ajustée à 6,1% contre 6,7% prévus il y a trois mois.

L'inflation mondiale devrait s'établir à 3,6% en 2008 et 2% en 2009. Quant au chômage, il devrait atteindre respectivement 5,7% et 6,5%.

Le FMI prédit une récession aux Etats-Unis avec probablement deux trimestres de croissance négative fin 2008/début 2009, mais une croissance globale du PIB de 1,6% cette année et 0,1% en 2009. La zone euro ne devrait guère faire mieux, avec 1,3% cette année et 0,2% l'année prochaine. Dans le panorama établi par le Fonds, 2009 sera une année de croissance quasi-nulle en France, nulle en Allemagne ou négative en Espagne, en Grande-Bretagne et en Italie (voir tableau ci-dessous).

Dans le détail, la France devrait donc connaître une croissance de son PIB de 0,8% en 2008. En juillet, le FMI tablait sur 1,6%, tandis que la dernière évaluation du gouvernement la mesure à 1%. Pour l'année 2009, le FMI prévoit une croissance rachitique de 0,2%, bien loin des 1,4% prévus en janvier et des 1 à 1,5% sur lesquels s'est basé le gouvernement pour bâtir le budget 2009. La hausse des prix devrait se ralentir de 3,4% pour 2008 à 1,6% en 2009. Son chômage devrait en revanche progresser de 7,7% en 2008 à 8,3% l'année suivante.

« Gérer les menaces immédiates »

L'économiste en chef du FMI Olivier Blanchard a reconnu que 3% est un chiffre très faible pour la croissance mondiale, mais il n'a pas voulu employer le mot de «récession», alors que le FMI a souvent par le passé fixé à ce niveau le début d'une phase de contraction de l'activité mondiale. Dans ce contexte, «le défi politique immédiat est de stabiliser les conditions financières, tout en soignant les économies tout au long d'une période d'activité lente et en gardant l'inflation sous contrôle», estime l'institution multilatérale.

»Les responsables politiques sont confrontés à l'énorme tâche de gérer les menaces immédiates sur la stabilité financière, tout en ouvrant à la voie à la reconstruction d'une base solide à l'intermédiation financière».

»Les politiques macroéconomiques à elles seules ne peuvent avoir qu'un impact limité tant que les marchés financiers seront soumis à des tensions extrêmes», ajoute le FMI, qui prône des «mesures pour soutenir les économies lors ou près de la récession» visant à «briser le cercle vicieux des interactions négatives entre les conditions réelles et financières».


 

Un exemple rémois : E. Quénard

 

Dans  son blog, Eric Quénard écrit le suivant :

« Ce samedi matin, je tenais ma permanence de terrain à la mairie annexe du quartier Croix-Rouge rue Joliot Curie. J’ai reçu un nombre important d’habitants qui souhaitaient avoir des conseils, un soutien, une écoute. Devant l’affluence, j’ai dû prolonger ma permanence d’une demi-heure. »

M. Quénard, (qui chaque jour ressemble plus un Falala bis), veut nous montrer  qu’il y a beaucoup de personnes qui viennent le voir pour  (textuel) « avoir du conseil, un soutien, une écouté ». Et puis, il ajoute qu’ils étaient si nombreux (bientôt  se seront des multitudes), qu’il a dû prolonger sa permanence. M. Quénard nous raconte cela comme s’il s’agissait d’un pèlerinage pour voir un saint homme, une sorte de « dalai lama » qui donne des conseils, du soutient,  qui écoute les malheureux, les désemparés… et qui ensuite les fait partir l’âme en paix. M. Quénard, dans son rôle de « conseiller spirituel » ou de « guide des âmes », tout comme Falala fils, ne se rend pas compte que s’il y a beaucoup de personnes qui vont à sa permanence, c’est parce qu’il y a beaucoup de problèmes sociaux et économiques dans son  secteur. M. Quénard, ne se rend pas compte que s’il y a beaucoup de personnes qui vont le voir, c’est parce que maintenant il occupe beaucoup de postes politiques, et que, chacune de ces personnes se fait l’espoir d’obtenir une solution à leurs problèmes et difficultés, d’autant plus que M. Quénard veut maintenant, ajouter à ces responsabilités celle de député. (Pour être  plus près des gens, selon la formule de rigueur). M. Quénard,  comme une grande partie des élus, se trouve dans un conflit entre ce qu’il veut faire et ce qu’il peut faire. Et il y a conflit parce que, entre "le vouloir" et "le pouvoir", on oublie ce qu’est "le devoir". Je parle du  « devoir du politique ».

Quelle est la fonction ou le rôle des politiques?

 

La méfiance actuelle à l’égard de la politique et des politiques (les élus) a pour cause, il me semble, une certaine ambigüité qui naît de deux représentations du pouvoir et de son exercice qui se mêlent. Ces deux représentations ont pour point en commun l’identification du  pouvoir avec  la puissance, dont l’expression parfaite serait celle de la « toute puissance ». La puissance c’est la force qui constitue le pouvoir. D’où le fait que le pouvoir dans la pensée cartésienne ait été identifié avec le fait de « faire tout ce que l’on veut » et considéré comme quelque chose d’appréciable. Je pense au contraire, que le pouvoir n’est jamais  une chose bonne. Le pouvoir est toujours une chose très dangereuse. Parce que, quelle est la mesure du pouvoir ? En réfléchissant à cette question, je suis arrivée à la conclusion suivante : la mesure du pouvoir n’est rien d’autre que la possibilité que nous avons de détruire des vies humaines. On est d’autant plus puissant que nous pouvons détruire le plus des vies humaines. Un homme puissant est celui qui a la puissance de détruire beaucoup de vies humaines, et le plus puissant est celui qui a la puissance de détruire le plus de vies humaines. C’est la raison pour laquelle j’affirme que le pouvoir n’est jamais une  bonne chose, et qu’il est de surcroit, dangereux. Surtout parce que quand nous avons du pouvoir il est très difficile de ne pas l’exercer. Et comme il  y a beaucoup de façons de détruire la vie des  autres, (ex : priver de travail ou de logement quelqu’un), il faut y être conscients de ce que cela  signifie.

Celle-là est une des représentations liées au pouvoir. L’autre mais qui est corrélative de la  première, est celle qui place  le détenteur du pouvoir dans un niveau supra-humain et qui par ce fait est tenu de résoudre les problèmes concernant la vie courante des « humains ».

Mon hypothèse est qu’une  relation gouvernant/gouvernés  fondée sur ces deux représentations, est en contradiction avec l’autonomie des individus inhérente à la démocratie  contemporaine. D’où l’ambigüité manifeste de la fonction des responsables politiques qui s’exprime par 1)  la tendance à faire de promesses qui ne peuvent pas tenir une  fois qu’ils sont au pouvoir, parce que les choses dans la réalité, ne dépendent pas d’eux, 2) la tendance à faire semblant qu’ils sont proches des gens, 3) la tendance à prendre des décisions sans tenir compte des concernés par leurs décisions.

October 06

La récession et la crise financière

 

 

Ce qu'il faut tenir en compte c'est que  l'actuelle récession en France n'est pas due à la crise financière. Celle-ci ne fait qu'aggraver une situation de récession économique qui était déjà là, comme le ver dans le fruit. C'est l'absence de libéralisme qui a paralysée l'économie française, et qui maintenant fait  que la sortie de la crise  soit plus difficile pour la France que pour les autres pays. Si la gauche se réjouit de l'intervention de l'Etat, ou comme ils disent "du retour de l'Etat", c'est qu'ils en  font une analyse  erronée. Que  des Etats interviennent pour conserver la liquidité en ces moments,  pour éviter que les PEM tombent en cessation de paiement; ne prouve rien d'autre que le capitalisme montre une extraordinaire capacité d'évolution et d'adaptation, en ce qui concerne la résolution des problèmes. Mais  cette mesure, si elle ne s'accompagne d'une forte impulsion de la liberté d'entreprendre,  et de la  libre concurrence, ne permet pas à elle seule de sortir de la récession.

Du libéralisme en France?

                                                                  
                                                              La friterie a du mal à se faire une place

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Le commerçant est désormais parqué loin du complexe, caché derrière des haies.
Les malheurs d’une friterie rémoise Alors qu’il avait une autorisation en bonne et due forme pour vendre ses frites sur le parking de René-Tys les soirs des matchs du Reims Champagne basket, Johnny André a été mis à l’écart par la mairie, sans explication. Résultat : des pertes financières déjà importantes pour ce commerçant ambulant.

Commerçant ambulant, Johnny André a obtenu fin août une autorisation pour installer son camion de frites sur le parking de René-Tys les soirs de matchs du Reims Champagne Basket. Depuis, il a dû battre en retraite…

SAMEDI soir Johnny André a réalisé une recette de 18 euros… « Une catastrophe » pour lui quand on sait que pour simplement rembourser le droit de place il doit récupérer 50 euros. Pourtant, lorsqu'il avait fait cet été sa demande d'autorisation pour vendre des frites et boissons les jours de match du RCB (Reims champagne basket), le jeune homme pensait bien s'en sortir. C'était sans compter sur une série d'ordres et de contre-ordres qu'il va recevoir en un peu plus d'un mois en provenance de la mairie. A croire que sont installation dérange…
Le 25 août, un premier arrêté municipal en bonne et due forme l'autorise ainsi « à exercer son activité sur le parking du complexe sportif René-Tys avenue Paul-Marchandeau, angle chaussée Bocquaine ». Fort de ce papier, il s'y installe le 26 août à l'occasion du match amical RCB-Longwy. « Ce soir-là j'ai fait environ 90 euros de recette pour 200 spectateurs. C'était pas mal ».
Second épisode le 12 septembre, veille du premier match officiel à René-Tys. Le commerçant reçoit une lettre de l'adjointe au maire déléguée aux droits de place lui indiquant qu'elle avait bien reçu son courrier par lequel il sollicitait l'autorisation de s'installer sur le parking René-Tys les soirs de matchs du RCB mais qu'elle ne peut « y réserver une suite favorable ». Consternation chez Johnny André qui a déjà reçu cette autorisation ! Couac en mairie ? Erreur d'autorisation la première fois ? Installation d'une friterie qui ferait de la concurrence à la buvette du RCB ? Toujours est-il que seul un arrêté municipal peut abroger un précédant arrêté municipal.
« Je ne comprends pas… Je prends la place de personnes puisqu'il n'y avait pas de friterie l'année dernière ici… Si je suis trop près des places pour handicapés, je peux me mettre ailleurs sur le parking, il n'y a aucun souci ».
Pourtant dans son droit pour s'installer sur le parking, le commerçant ne veut pas prendre le risque d'un conflit.
Il ne va pas au match et perd une partie de sa marchandise déjà commandée sans parler du manque à gagner ce soir-là où il y avait 800 spectateurs. Nouveau rebondissement vendredi dernier. Sans nouvelle d'une quelconque annulation de son autorisation, Johnny André se prépare pour aller le lendemain au match du RCB. « Vers midi on m'a apporté en main propre un arrêté municipal en date du 26 septembre abrogeant celui du 25 août. J'ai alors menacé de faire un recours devant le tribunal administratif ». Deux heures après, c'est un nouvel arrêté municipal qui arrive !
Cette fois le commerçant est à nouveau autorisé à travailler mais pas sur le parking, plus loin sur le trottoir.
C'est ainsi qu'il s'est retrouvé samedi soir sur un trottoir cabossé, inaccessible aux handicapés, et bien loin de tout passage.
Résultat : 18 euros de recettes alors que 500 spectateurs avaient rempli René-Tys…
Désabusé, Johnny André vient de lancer une pétition. Avec toujours cette même interrogation : Pourquoi lui a-t-on donné une première fois l'autorisation avant de la lui retirer ?
                                                                                                       
(Grégoire Amir-Tahmasseb. L'Union)
Nous avons essayé de joindre à plusieurs reprises hier l'adjointe au maire en charge des droits de place. Sans succès.

October 03

"Par nature la France n'est pas en récession..."

Aujourd'hui je n'avais pas envie d'écrire, après les problèmes de santé de mon père (il a eu un accident  vasculaire dont, grâce à Dieu,  il se récupère assez bien), les histoires avec le voleur de mon sac la semaine dernière, et d'autres aventures..., vraiment, je me suis dit: sur la récession, j'en  avais déjà écrit il n'y a rien à ajouter.  Mais, M. . Woerth sort cette phrase mémorable. Et moi, qui en plus, appartiens à un cercle internationale de Philosophie de la Nature... C'était  trop. Pour un philosophe concerné par la philosophie de la nature, cette phrase est irrésistible. Elle est incroyable! Qu'est ce que M. Woerth veut dire par : "Par nature"? Selon Aristote, les hommes ont "par nature" le désir de connaître. Et cela a un sens : cela veut dire que c'est dans notre être même qu'il est inscrit le désir de connaître. Mais  dire que la France (un pays comme tant d'autres dans le monde, et une nation selon la philosophie politique du XIXème siècle), "par nature" n'est pas en récession... Cela malgré la perplexité qui suscite, mérite un peu d'attention. Le ministre, ne dit pas que  "par nature" la France ne peut pas être en récession, mais qu'elle  "n'est pas"  en récession.

Je ne prétends pas vous ennuyer avec une longue explication sur le concept de "nature" qui est déjà  fort compliqué. Cependant, quelques notions peuvent aider à comprendre (dans la mesure du possible) cette étonnante affirmation. En général, on dit que  quelque chose est "naturelle" quand elle est conforme aux lois de la nature. Cela veut dire aux  lois physiques et mathématiques. Par exemple, la loi de la gravitation est une loi naturelle. Quelles lois physiques ou mathématiques, pourraient faire qu'une récession économique ne touche pas la France? J'avoue que de telles lois je n'en  connaîs aucune. Et même si cette méconnaissance n'était que le fruit de mon ignorance, il me semble hautement improbable que dans l'ensemble des lois physiques et mathématiques qui organisent le monde naturel, il y ait une loi capable d'empêcher une récession économique en France. Donc, je n'arrive pas à saisir ce que M. Woerth  veut dire par cette expression. Je me demande alors,  s'il y aurait une raison pour laquelle la France ne pourrait-elle pas connaître une récession? Sincérement, je n'en  trouve aucune. Par contre, je trouve beaucoup de faits (non  simplements de raisons) qui indiquent  que nous sommes en récession depuis  un certain temps. A commencer par un taux de natalité supérieur au taux de croissance. 2° une balance comerciale négative. 3° Un PIB qui mériterait qu'on le regarde avec plus d'attention.

Mais revenant à la notion de nature, on peut affirmer en vérité, que, par exemple, "par nature" une plante ne peut pas parler, ou qu'un être humain "par nature" peut mentir. Cela veut dire que c'est dans ses possibilités. Que cela  se trouve parmi les choses possibles ou impossibles que les être peuvent faire ou ne pas faire. Mais, dire que pour un pays (et la France est un pays comme les autres) il est "impossible" d'être en récession économique, c'est  postuler qu'il serait possible qu'il y ait des pays où l'économie n'aurait pas de réalité. Or une telle chose est de tout point de vue "impossible", et  donc, l'affirmation de M. Woerth non seulement elle est fausse, mais elle est "absurde". (maria marquez-blanc)

Eric Woerth: Par nature la France n'est pas en récession.

 

Le ministre du Budget Eric Woerth a affirmé jeudi soir que "par nature, la France n'est pas en récession", alors que l'Insee prévoit une baisse de 0,1 point du PIB aux troisième et quatrième trimestres, après -0,3 point au deuxième trimestre. La récession est le plus souvent définie par au moins deux trimestres consécutifs de recul du PIB.

"Par nature, la France n'est pas en récession. 1% de croissance" sur l'ensemble de l'année, "ce n'est pas une récession, c'est une très faible croissance", a-t-il déclaré en marge des journées parlementaires de l'UMP à Antibes (Alpes-Maritimes). "Il y a une définition technique et statistique de la récession et puis, il y a la réalité des choses. On ne va pas se battre sur les chiffres. Le ralentissement est fort et la crise est évidemment très importante", a ajouté M. Woerth.

De son côté, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, refusant de prendre à son compte le terme de "récession", a estimé que "ce n'est pas ça le plus important". "On est dans une situation économique difficile en raison des chocs qu'on a subis, de la crise financière qu'on traverse. Il faut mettre en place des mesures de soutien au développement de l'activité, c'est ça qu'on est en train de faire", a-t-elle ajouté. Selon Mme Lagarde, "la nécessité absolue, c'est de se tourner vers cette question de la crise financière internationale et de réparer toute la tuyauterie"."C'est indispensable pour que l'argent circule dans l'économie française", a-t-elle relevé, et notamment "pour soutenir l'activité des petites et moyennes entreprises".

October 02

Violences faites aux femmes

J'ai assisté aujourd'hui à un procès pour violence conjugale. Et comme de habitude dans ces cas,  le type (je ne parlerai pas d'un "homme") se posait  en victime. Ce n'était pas lui... c'était ELLE, la responsable des  violences et des coups. De l'entendre on avait envie de pleurer : lui, la pauvre victime. Seulement, que ce n'était pas lui  qui portait les traces des coups  sur son corps, mais  "elle". Lui, il n'avait même pas un petit pansement. Elle avait le bras cassé.

 

Oui, il y a un long travail à faire. Pas seulement une journée dédiée aux femmes battues. Il faut commencer par reconnaître que nous, les femmes, ne sommes pas "identiques" aux hommes. Qu'hommes et femmes nous  ne sommes pas "égaux", dans le sens  d'être "la même chose". Nous sommes égaux en tant  qu'êtres humains, mais nous sommes différents. Et nos différences sont très importantes. La première violence commence par la négation de la féminité. Quand on prétend (comme le font les féministes) que nous, les femmes, sommes  "comme" les hommes, on s'attaque à notre féminité, c'est-à-dire, à tout ce qui fait que nous soyons ce que  nous sommes : des femmes.  Un homme qui ne respecte pas les femmes, il se dévalorise. Cependant, dans l'absence de respect des hommes envers les femmes, les femmes ont une grande responsabilité. C'est à la maison que cela s'apprend : céder la place à une femme, l'aider dans les tâches lourdes, se lever quand une femme  rentre quelque part, ne pas dire des grossièretés,...rien de plus, rien de moins que traiter les femmes avec respect. 

C'étaient bien "beaux" les discours des féministes....seulement que, quand les  femmes sont battues et maltraités, là, on ne les entend point. Par contre, on prétend que les femmes doivent travailler "comme" des hommes...pourvu qu'en ce qui concerne le salaire, on respecte la "différence". Que du bonheur ! Et entretemps, la maternité, la famille, le foyer...tout cela a été rejeté, méprisé, considéré comme sans valeur, ni sens.  Quelles ont été les conséquences? ... Combien des femmes élèvent seules leurs enfants? ....

(maria marquez-blanc)

 

Campagne contre les violences faites aux femmes

Les violences conjugales ont causé en 2007 la mort de 166 femmes en France, soit près d'une victime tous les deux jours.

Deux des messages qui seront diffusés dans la presse à partir de demain vendredi.

Deux des messages qui seront diffusés dans la presse à partir de demain vendredi. (DR)

La secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard lance aujourd'hui une campagne nationale d'information contre la violence faite aux femmes, pour inciter les victimes ou les témoins, directs ou indirects, de ces violences à réagir et à les dénoncer.

Un site internet, www.stop-violences-femmes.gouv.fr, est lancé pour informer, accompagner et orienter les femmes victimes de violences. Il recueille des témoignages de femmes mais aussi de responsables d’associations ou d’acteurs institutionnels. Le site rassemble également les coordonnées des association et des informations juridiques.

Et l'on peut toujours s'adresser au service d'assistance téléphonique gratuit au 3919.

Les violences conjugales ont causé en 2007 la mort de 166 femmes en France, soit près d'une victime tous les deux jours. En 2005 ou 2006, en France, 65.000 femmes et fillettes ont été mutilées ou menacées de l'être, et 410.000 femmes ont déclaré avoir été victimes de violences de la part d'un conjoint ou d'un ex-conjoint.

Hors ménage, ce sont 260.000 femmes qui ont été victimes de violences sexuelles en 2005 ou 2006, dont 130.000 d'un viol, chiffre extrait d'un rapport de l'Observatoire national de la délinquance.

La secrétaire d'Etat à la Solidarité Valérie Létard a présenté ce matin une série de fiches pratiques permettant de rappeler la loi sur chacun des quatre fronts (violences au travail, violences conjugales, mutilations sexuelles, viols et agressions sexuelles).

Le plan triennal de lutte contre la violence faites aux femmes sera approfondi au cours du premier semestre 2009, pour renforcer la protection juridique des femmes victimes de violences. (Libération)

Les conseils de quartier :

Les représentants des quartiers choisis en un clic

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La maire a clôturé le tirage au sort avec le quartier Murigny.

Il aura suffi de quelques clics de souris pour choisir les habitants susceptibles d'intégrer les douze conseils de quartiers. Susceptibles, car ils seront toujours en droit de refuser.
Le tirage au sort a eu lieu hier, à 18 h 30, à l'hôtel de ville, sous l'égide d'Ali Aissaoui, adjoint en charge de la démocratie locale, en présence de nombreux élus et quelques habitants. La maire de Reims, Adeline Hazan, est entrée en scène pour le dernier tirage.
Un tirage destiné à pointer huit habitants (quatre hommes et quatre femmes) par quartier (en plus des douze volontaires, des six élus et des huit associatifs qui composeront chaque conseil), choisis de manière informatisée et aléatoire sur les listes électorales (municipales et européennes), à la manière du tirage au sort des jurés d'assises.
Un choix qu'a tenu à expliquer la maire : « Il y a des personnalités dans les quartiers dont on sait que, naturellement, elles se porteront candidates. Mais ce qu'on a voulu, c'est aussi permettre aux habitants qui ne se sentent pas habitués à prendre part à cela de le faire ».
Concrètement, dans chaque quartier, pour chaque siège à pourvoir, trois titulaires et dix suppléants ont été tirés au sort dans chacune des trois tranches d'âge : moins de 25 ans (deux représentants), 25-55 ans (quatre représentants) et plus de 55 ans (deux représentants). Un moyen de s'assurer qu'au final, un nom sortira du lot.
Les titulaires seront contactés dans les jours qui viennent par
courrier. À eux seuls reviendra le choix d'accepter ou non cette mission de représentation citoyenne. Si le premier refuse, on demandera au deuxième, etc. Tous devront avoir donné réponse le 24 octobre. La liste définitive ne devrait être connue qu'à la mi-novembre. D'ici là, les volontaires peuvent toujours se porter candidats (jusqu'au 7 novembre dernier délai). Et s'il y a plus de volontaires que de sièges, rebelote, le tirage au sort permettra de trancher.
Ils sont nombreux à s'être déjà fait connaître. Mais, petit hic, ce sont en majorité des hommes. Appel aux dames !
Marion Dardard (L'Union)

October 01

Le chômage repart à la hausse. (L'Union)


 
• Le chômage repart de plus belle et ce n’est pas fini. Le gouvernement a annoncé hier que la hausse allait se poursuivre « pendant au moins un an ».
En un mois, il a augmenté de 1,9 % dans la Marne, de 2,5 % dans les Ardennes et de 2,1 % dans l’Aisne.
• Selon la directrice de la chambre régionale de commerce et d’industrie, le poids de l’intérim fragilise l’emploi régional.
• La hausse du chômage « ne surprend pas » le monde syndical.

Dans les départements

La reprise du chômage constatée lundi au niveau national, se confirme en région. Selon les chiffres communiqués hier par les directions régionales du travail, le nombre de demandeurs d'emploi de catégorie 1 (immédiatement disponibles cherchant un CDI à temps plein) augmente un peu plus régionalement, avec +2,6 % en Champagne-Ardenne, entre juillet et août, contre +2,2 % au niveau national.
La moyenne régionale est plombée par les mauvais chiffres de l'Aube qui accuse une hausse mensuelle de 3,9 % et une hausse annuelle de 7,3 %.

L'évolution est mesurée dans la Marne. Avec 17.896 demandeurs d'emploi en août, l'augmentation est de +1,9 % en mensuel et de +2,6 % en annuel (+2,2 % et +1,1 % au niveau national).

Marne : « Le département n'est pas en crise, il n'y a pas eu récemment de grands licenciements. Mais il subit les conséquences de la morosité ambiante », commente Marcel Boitel à la tête de la CFDT-Marne. Il met en cause la politique gouvernementale et ses « cadeaux fiscaux du début de quinquennat qui ont vidé les caisses sans pousser la croissance ». Et le « travailler plus pour gagner plus » concrétisé par un aménagement des heures supplémentaires « qui n'ont pas coûté beaucoup aux employeurs, pas rapporté grand-chose aux salariés mais certainement empêché de nouvelles embauches ». Le taux de chômage marnais est contenu à 6,7 % au deuxième trimestre contre 7,2 % en moyenne nationale.

Ardennes
: Avec un compteur arrêté à 11.296 demandeurs d'emplois (de catégorie 1), le département accuse une hausse de son chômage de 2,5 % entre juillet et août dernier. Le secrétaire départemental de Force Ouvrière, Daniel Blondeau, ne se déclare « absolument pas surpris ».
« Cela fait longtemps que l'on dit que le département est en récession. À chaque fois que l'on rencontre des salariés, ils nous disent que les entreprises enregistrent une baisse d'activité. »
Ce département industriel, qui dépend beaucoup de la sous-traitance automobile, subit mécaniquement les conséquences de la chute des ventes ressentie au niveau européen. Pourtant par rapport à août 2007, le nombre de chômeurs paraît quasiment stable (+0,2 %). « N'oublions pas qu'un nombre important de personnes licenciées récemment dans le département bénéficient de contrats de transition professionnelle (CTP) et n'apparaissent donc pas dans les statistiques. » Le taux de chômage reste très fort dans les Ardennes à 9,9 % au deuxième trimestre (11,1 % un an plus tôt).

Aisne : Avec 24.147 demandeurs d'emplois (de catégorie 1), le nombre de chômeurs bondit de 2,1 % entre juillet et août dans l'Aisne. L'évolution annuelle atteint +3,3 %. Comme celui de son voisin ardennais, le taux de chômage de l'Aisne reste très élevé. Au second trimestre 2008, il atteint 10,3 % contre 8,9 % dans la Somme et 7 % dans l'Oise.
Dossier Gilles Grandpierre et Julien Bouillé

L'interview / « Notre taux d'emploi intérimaire nous rend plus vulnérables »

Quatre questions à Corinne Genin, directrice générale de la chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI)
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Que vous inspire la hausse du chômage dans la région ?
Corinne Genin :
La Champagne-Ardenne figure parmi les premières régions de France pour le taux d'emplois intérimaires, notamment dans le bâtiment et l'industrie métallurgique et agroalimentaire. L'intérim représente chez nous 5 % de l'emploi total alors qu'il est de 4,6 % au niveau national.
La remontée du chômage a donc dans la région des effets mécaniques immédiats. Cela ne se traduit pas forcément par des destructions d'emplois. Mais il est vrai qu'en période de ralentissement économique, les employeurs sont moins prompts à recruter.
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Selon certains économistes, la crise ne ferait que débuter. Faut-il s'attendre dans un avenir proche à une aggravation de la situation du marché de l'emploi ?
C.G. : Évitons de sombrer dans le catastrophisme. 7,2 % de chômage en moyenne française et 7,7 % dans la région, ça reste encore l'un des niveaux les plus bas de la décennie. Je rappelle qu'en 1993-1994, on évaluait le plein-emploi à la hauteur de 7 %. Ce chômage dit frictionnel a été revu à la baisse, autour de 5 %. Certains bassins comme Épernay n'en sont pas loin.
Bref, nous ne sommes pas revenus à 2003, qui fut une année noire. J'ajoute que la pyramide des âges et l'effet papy-boom qui nécessite le remplacement des départs à la retraite permettent de soutenir l'emploi.
Si l'économie ne bénéficiait pas de ce phénomène structurel, il est probable que les chiffres seraient plus mauvais encore.
(Certainement, la situation pourrait être encore plus mauvaise. C'est ce qu'on dit quand les choses vont très mal. Façon de se consoler un peu!)
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Le développement des heures supplémentaires n'a-t-il pas freiné la création d'emplois ?
C.G. : C'est un mauvais procès. Rien ne démontre quelles ont empêché les recrutements. Elles ont au contraire permis d'amortir les effets d'un marché du travail tendu.
Comment les PME peuvent-elles traverser la mauvaise passe actuelle ?
C.G. : Leur sort est lié au comportement des banques. L'élément positif, c'est que celles-ci sont généralistes et disposent de fonds suffisants. La question est de savoir jusqu'où elles pousseront la prudence.

Les syndicats / La crainte d'une remise en cause accrue des « acquis sociaux »

« On peut craindre que le gouvernement prenne prétexte des difficultés actuelles pour rogner encore sur les acquis sociaux », redoute Alain Kimmel, le secrétaire régional de FO-Champagne-Ardenne.
( Malheureusement, quand il y a une crise économique grave, les acquis sociaux disparaissent comme l'argent....)
Contrairement au leader de la CFDT François Chérèque qui a déclaré, lundi, que « l'opinion publique avait été enfumée par les discours rassurants sur le chômage », M. Kimmel ne veut pas « faire grief au gouvernement de ne pas avoir su apporter de réponses à la crise avant même qu'elle ne se produise ».
« Ce n'est pas lui qui a créé cette situation, mais trop de gens se sont trop vite réjouis de l'amélioration des chiffres. On se rend compte aujourd'hui qu'elle était illusoire et ne reposait que sur le développement de l'emploi précaire », poursuit le syndicaliste qui se dit « inquiet » des conditions dans lesquelles se mènent actuellement les négociations
salariales. « De plus en plus d'accords d'entreprises prennent le pas sur les accords de branches. Dans la région, des salariés ont même accepté de travailler le dimanche pour 0 % d'augmentation alors que leur convention collective prévoit 100 % de mieux. C'est tout l'édifice social qui est fragilisé. »

La CGT « pas dupe
François Claverie, le régional de la CGT
, ne dit pas autre chose. « Nous n'avons jamais été dupes. Quand on crée de l'emploi précaire sans relancer la consommation, il ne faut pas s'étonner que le chômage s'accentue. Le CGT l'avait prévu. Et ça ne fait hélas que commencer, notamment dans le textile et la métallurgie auboise », commente M. Claverie. Le syndicaliste craint surtout pour ces « PME industrielles, nombreuses dans la région qui dépendent de groupes étrangers très liés à des fonds de pension. Comment les banques vont-elles réagir alors que leurs trésoreries sont très tendues ? » Dans l'Aisne enfin, le secrétaire départemental CFDT, Jean-François Bourdon estime que « la banalisation des heures supplémentaires conjuguée aux coups portés à la réduction du temps de travail n'a pas favorisé l'emploi ».
 
Malgré tout, "Il fallait y croire". Comme si l'économie était une question de "croyances". Non, l'économie c'est du réel, et ce n'est pas un jeu. Ca ne sert à rien de  se répéter le long des journées "nous sommes riches", "nous sommes riches", quand  en réalité on n'est pas riche. Mais on peut toujours rêver, faire comme si.... et fermer les yeux.


Hazan met fin aux RITV

 

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Maurice Frydland (à droite), ici avec Patrick Bourin, Jacques Baudou, l'an passé à l'occasion des XXe RITV.
Il n’y aura pas d’édition 2009 des Rencontres internationales de télévision. La maire de Reims vient de le signifier aux organisateurs de ce festival créé il y a plus de 20 ans.

La maire Adeline Hazan vient d'annoncer à l'association en charge des RITV la fin du versement de la subvention municipale. Générique de fin.

NOUVELLE municipalité, nouvelles priorités. Il y a quelques jours, la maire de Reims, Adeline Hazan, a annoncé à l'association chargée de gérer les RITV la décision de la ville de ne plus verser la subvention municipale (400.000 euros environ).
« J'ai toujours été frappée par le fait que les Rémois ne se sont jamais approprié cette manifestation », explique la maire de Reims. « Dans le milieu de la télé, les RITV étaient peut-être connues mais pour les Rémois ce n'était pas quelque chose d'important. Dans le contexte actuel des finances de la Ville, il a fallu faire des choix. Les RITV n'étaient pas notre priorité. Nous préférons réfléchir à la création d'un événement culturel plus populaire du style les Folles journées de Nantes ou la Nuit Blanche à Paris ».
Délégué général de l'association des RITV - et cofondateur des rencontres - Maurice Frydland parle de « véritable coup de poignard dans le dos » car, dit-il, « l'annonce de l'abandon des RITV est tardive » et « trouver de nouveaux partenaires financiers ne peut pas se faire en un jour ».
Il rappelle tout de même que les Rencontres internationales de télévision « ont beaucoup donné à Reims et aux Rémois » et qu'à l'origine, « c'était bien une manifestation de la ville de Reims co-organisée avec la Comédie et soutenue par la Sacem, l'Adami, l'Orrca… ». Il trouve également « désolant que la nouvelle équipe n'ait pas su respecter des engagements pris lors de l'édition 2008 de travailler ensemble sur une évolution nouvelle de la manifestation ».
La réaction de l'ancien adjoint à la culture Mario Rossi est plus virulente encore. « ce festival unique en son genre dans le monde est reconnu pour être le lieu de rencontres autour de la fiction de qualité. Toutes les grandes télévisions se sont retrouvées à Reims ».
Les RITV sont aussi « le seul festival où grand public et professionnels se croisent et partagent dans une vraie et riche simplicité. » Et de rappeler qu'Adeline Hazan avait, à l'occasion de la conférence de presse de la dernière édition des RITV, « promis aux organisateurs de leur donner du temps pour faire évoluer les Rencontres. Quelques mois plus tard, le maire efface un événement culturel de premier plan. »
L'association des RITV annonce qu'« elle ira, dans les mois qui viennent, exprimer son talent en d'autres lieux ». Patricia Buffet

Le style Hazan  ressemble à l'identique le style Schneiter. La même façon d'imposer leurs idées, leurs gôuts, leurs choix subjectifs et personnels. Ajoutons que Mme Hazan montre une tendance curieuse à la copie de ce qui  se fait dans  d'autres villes de  France. Schneiter à géré la ville comme un seigneur  son "domaine", Mme Hazan gère la ville comme une "mère" autoritaire son foyer.  C'est peut-être la raison pour laquelle, elle veut qu'on l'appelle "la maire".

Les Conseils de quartier et la voirie. (L'Union)

 

LES impressionnants travaux de création de la ligne de tramway peuvent faire croire que toute la voirie est concernée. Il n'en est rien : il y a le tracé du tramway et il y a le reste des rues. En revanche, le processus de rénovation des voies urbaines de Reims va changer, dans la mesure où les citoyens pourront donner leur avis sur l'état de leur rue, via les conseils de quartiers. Cependant, la définition des priorités et la décision de lancer des travaux reviendront toujours aux élus. Il y aura donc des choix à faire et tout le monde ne pourra être servi...
En remontant au mandat précédent, le service de la voirie disposait d'un budget annuel de 6 à 9 M€, affecté aux travaux allant du simple renouvellement de surface à la création de voies nouvelles, en passant par les interventions en profondeur.
Ces trois dernières années, le « paquet » a été mis sur l'hyper-centre dont l'ancien maire, Jean-Louis Schneiter voulait qu'il soit achevé avant l'ouverture des travaux du tramway. En 2008, ces travaux ont été achevés et l'enveloppe est montée exceptionnellement jusqu'à 13 M€ (hors tram). Les études engagées sont poursuivies.
À partir de maintenant, on entre dans une nouvelle ère, indique le nouvel adjoint à la voirie, Karim Mellouki. Ce dernier en parle d'autant plus volontiers qu'il connaît les rues comme sa poche grâce à son métier de chauffeur de bus des Tur. « Notre politique sera de partager les axes de déplacement entre les différents modes (piétons, voitures, vélos, transports en commun) sans les opposer », explique M.Mellouki.
Concrètement, cela se traduira par une «amélioration qualitative», alliée à la «sécurité». Celle-ci sera évidemment assurée par la création de voies nouvelles, notamment pour les cyclistes, mais pas seulement.
En lien avec l'État et les conseils général et régional, la ville de Reims va s'employer à sécuriser toutes les sorties d'établissements scolaires au moyen de la « visualisation et de la signalisation ». Ceci avec le concours d'un cabinet spécialisé
Pour l'instant, rien n'est décidé et le programme est en cours de réflexion. Comme Adeline Hazan s'y était engagée avant son élection, la participation des citoyens sera donc sollicitée à travers les conseils de quartiers. Ceux-ci feront « remonter les attentes », lesquelles seront étudiées et chiffrées par le service de la voirie. Les élus décideront en dernier ressort des priorités à donner, ce qu'en mairie, on appelle « l'arbitrage ». A ce jour, il n'y a donc aucune liste officielle de rues à refaire dans un proche avenir.
D'après M.Mellouki et le directeur général des services techniques, Jean-Pierre Auger, un diagnostic en profondeur des 400 km de rues a été établi à l'aide d'un camion spécialisé. Ce qui permet d'imaginer un programme pluri-annuel en fonction des besoins réels.
Par ailleurs, certaines voies importantes comme la rue de Neufchâtel devront attendre leur tour. Malgré la nécessité de la rénover, elle sert d'axe de délestage en attendant la fin des travaux de l'avenue de Laon… Ici encore, des partenariats seront établis avec les institutions responsables des nationales et départementales qui traversent la ville.
Tout cela dit, « en six ans, on a de quoi s'occuper »… conclut M.Mellouki.
J.F.Scherpereel
* Pour connaître l'évolution des chantiers, voir chaque semaine la cartographie du site de la ville
Dans les secteurs touristiques, comme ici la rue Féry, près de Saint-Remi, ou rue de l'Arquebuse, vers la rue Buirette, le revêtement des rues laisse à désirer.
September 30

Libéralisme et service public

 
Je suis libérale. En tant que libérale je donne une place fondamentale à l'initiative privée, à la liberté individualle et à la concurrence. Mais tout ceci n'a de sens que dans le cadre d'un Etat de Droit.  Sinon, c'est le chaos ou l'anarchie. Le libéralisme ne soutient pas l'abolition ou l'élimination de l'Etat, mais  sa limitation.  L'Etat a un rôle subsidiaire. Il  doit agir là où les particuliers ne peuvent pas le faire. Il est imposible de demander aux particuliers de prendre en charge certains services que par leur scaractéristiques propres ne sont pas rentables. C'est ce qui veut dire l'affirmation de l'Etat subsidiaire : l'Etat doit assurer à tous les habitants l'accès à des services dont ils ont droit et agir d façon "subsidiaire". Cela veut dire que l'Etat doit garantir  ces droits à ceux qui ne peuvent pas y acceder pour des raisons financières. Je parle de la santé, de l'éducation, et  des services tels que la Poste. Cela n'est pas  en opposition avec la  défense de l'initiative privée. Il peuvent co-exister parfaitement ensemble. Qu'il y ait des entreprises privées alternatives dans les domaines de la santé, de l'éducation, de la poste, loin d'aller  en sens contraire à la concurrence ne peut que l'améliorer. Mais l'Etat doit assurer l'accès à ces droits et services à tous : à ceux qui sont pauvres et à ceux qui vivent dans  des endroits éloignés. C'est pourquoi, en tant que libérale je m'oppose à la privatisation de la Poste. Pour la pensée libérale ce qui est premier c'est l'individu et sa liberté. On ne peut pas parler de libéralisme quand certains  sont exclus de certains services fondamentales à la vie en société. (maria marquez-blanc)

Commentaires sur l'article précedent de l'Union

 
 
le 29 septembre 2008 à 13h21, marquez a écrit :
Depuis un temps, nous, les habitants du secteur Laon/Zola ne faisons que subir les décisions que d'autres prennent sans tenir compte de l'avis des habitants des quartiers. Nous voyons jour après jour la destruction de ce que constitue notre "cadre de vie", sans pouvoir rien y faire contre une politique d'urbanisme qui nous est imposée. On parle de la ville, mais il semble que ceux qui décident à Reims, pensent qu'une ville c'est une chose où les habitants n'ont pas de place. Comme les maquettes dont ils se servent pour prendre leurs décisions. Maria Marquez. Démocratie Rémoise.
 
le 29 septembre 2008 à 13h39, denisdereims a écrit :
Comme la Poste va être privatisée avec l'aval de notre gouvernement, sa direction agit en dirigeant d'entreprise privée : RENTABILITE pour mes actionnaires donc si la fermeture d'un bureau de poste fait gagner de l'argent à mes actionnaires je ferme, si la ville veut un bureau de poste dans un endroit qu'elle le paye avec l'argent du contribuable voilà le genre de promesses non faites tenue par Sarkozy.
 
le 30 septembre 2008 à 11h48, rémoise a écrit :
La vérité c'est que la direction régionale en accord avec le gouvernement ne veut plus assurer sa mission de services publics, et ne veut pas l'avouer. Alors comme il n'y a pas de raison de fermer ce bureau de poste très fréquenté par les usagers, la direction invente n'importe quoi ,car elle n'a pas d'arguments valables . Si le jeune Stéphane Rummel a fait '' tomber Jean Claude Thomas'', c'est en partie pour son engagement pour le maintien de la poste pendant sa campagne électorale. Bravo à lui de tenir ses promesses ! Malheureusement pour nous, la direction nationale est comme le souligne denisdereims pour la privatisation. On ne veut plus d'USAGERS , on veut des CLIENTS . Un exemple: l'office HLM Reims Habitat, n'accepte plus que leur locataires payent le loyer en espèces, un accord permet aux locataires sans chéquiers de payer par mandat SANS FRAIS à la poste. C'est cela le service public!, mais cela n'est du goût d'un service privé , (pas rentable pour les actionnaires.)
 

Fermeture du bureau de la Poste Laon/Zola

 

Zola va fermer et un bureau ouvrira à Clairmarais, rue du Mont-d'Arène, à proximité du Champion.
Il faut le lire pour le croire. Les arguments de la Poste pour fermer Zola relèvent d'un mauvais gag. De quoi faire peur à tous les bureaux qui pourraient un jour être jugés non rentables.

MENTEUSE la Poste ? Alors que ses représentants déclaraient la semaine dernière que la délocalisation du bureau Laon/Zola était en cours de réflexion, elle a déjà tout organisé dans le dos des Rémois. Et ce en utilisant des arguments ubuesques. Tout est écrit noir sur blanc dans un rapport qui émane de la direction régionale. Dix pages surréalistes. Le chapitre « pourquoi on délocalise » vaut le coup d'œil. Pour justifier son déménagement, la Poste explique que le bureau de Zola est situé « en retrait de la voirie ». Première nouvelle. Il y a bien 5 mètres à parcourir pour arriver à la porte d'entrée mais le « retrait » s'arrête là. Il y a plus drôle : le bureau « se trouve isolé des voies de communication » ??? Circonstance apparemment aggravante : « Un arrêt de bus est situé devant le bureau ». Cherchez l'erreur. Comment un bureau peut-il être isolé des voies de communication s'il dispose d'un arrêt de bus et pourquoi la présence d'un arrêt de bus serait-elle un handicap ? Mystère. Troisième argument fantasque : « Aucun commerce ne se trouve à proximité ». Non, il y a juste une épicerie presqu'en face, un bureau de presse, un coiffeur, un boucher, une pharmacie et deux boulangeries un peu plus bas, un supermarché à 150 mètres et chaque jeudi un marché sur la place Luton, à 50 mètres. Pour ne citer que quelques enseignes.

Rentabilité financière
La Poste occulte au passage la présence de deux écoles et d'un parking gratuit à une minute à pied. De l'avis de Stéphane Rummel, conseiller général du quartier (tombeur de Jean-Claude Thomas) : « Ils ont développé leur argumentaire sans mettre un pied dans le quartier. C'est évident. Plutôt que de dire qu'ils veulent bouger pour des questions de rentabilité financière, ils s'amusent à prendre les gens, y compris les élus, pour des ânes ». Revenons au rapport. Après ses arguments pour déménager, la Poste précise que le nouveau bureau de Clairmarais se trouve en cours de construction au croisement de la rue du Mont-d'Arène et de la nouvelle rue Gaston-Boyer, soit près du Champion Clairmarais. « La délocalisation est prévue en novembre/décembre 2008 » (lire par ailleurs). Tant mieux pour Clairmarais et que les riverains de Zola se rassurent. La Poste a pris les mesures : « Le bureau du Boulingrin n'est qu'à 10 minutes à pied et celui de Poincaré à 15 minutes ». Nous avons testé. 30 à 40 minutes pour aller chercher un colis
Avec une démarche d'adulte bien portant, il faut 14 minutes pour atteindre le Boulingrin et 22 minutes pour Poincaré soit entre 30 et 40 minutes en tout pour aller chercher un colis… Conséquence probable : tout le monde ira en voiture. À moins qu'un relais postal prenne la place du bureau qui ferme. Ce qui est loin d'être certain. Aucune solution ne serait trouvée pour l'heure et la CGT postale soupçonne ses patrons de ne pas du tout chercher de solution pour Zola. « Nous sommes décidés à écrire au directeur national de La Poste », annonce le conseiller général. « C'est très bien que Clairmarais gagne un bureau mais rien ne justifie la fermeture de Zola. »
Catherine Frey

***
La Poste persiste et signe

Interrogée à nouveau sur son projet de délocalisation et ses arguments pour le moins surprenants, la direction régionale de la Poste offre le même refrain : « Aucune décision n'est prise et on cherche toujours une solution qui satisfera tout le monde ».
Elle ne confirme même pas l'ouverture prochaine à Clairmarais d'un bureau que pourtant elle détaille dans son rapport.
Il fera « 379 m2 et sera situé au rez-de-chaussée d'un immeuble de 4 étages, en angle de rue ». Il est même précisé que le local bénéficiera « d'une excellente visibilité ». Le bureau aura tous les services habituels et même une boutique pour acheter des produits de La Poste.
Enfin trois places de parking seront réservées à la clientèle. Mais chut. Officiellement, rien de tout cela n'est décidé.
C.F.

img transparenteEt pour ceux qui n'ont pas de voiture?... Et les personnes agées du côté Laon Zola?...

September 28

Le capitalisme

 
On parle beaucoup  en ces moments du "capitalisme", et cependant, ils sont rares ceux qui savent ce qu'est "le capitalisme". Les "étatistes"  et les gens qui se définnissent comme "de gauche", le  font synonnime de "libéralisme", ce  qui n'est pas vrai. Ce sont deux réalités distinctes, deux  sujets différents. Le libéralisme est une conception philosophique du politique fondée sur deux principes : la liberté individuelle et la concurrence économique. Il affirme la propriété individuelle des moyens de production (du capital) et, contrairement à ce que l'on veut faire croire, le libéralisme ne vise pas  l'abolition de l'Etat, (cela c'est l'objectif du marxisme), mais affirme le rôle del'Etat subsidiaire. C'est-à-dire : l'Etat doit agir là où les particuliers ou l'initiative privée, ne peut pas le faire. (C'est la raison pour laquelle, en tant que libéral, je ne suis pas  d'accord avec une privatisation de la Poste.)
Le capitalisme n'est pas une théorie, mais un fait. Il apparaît avec l'entreprise, et cela à partir du XIIème siècle  en Florence. Il apparaît comme  étant une  évolution des corporations du Moyen Age. La notion de "capital", apparaît  avec  l'apparition  de l'entreprise, et cela est dû  à une transformation des considérations relatives à la valeur du travail. Dans l'entreprise,  la valeur du travail produit par un ouvrier n'est plus considérée en rapport au produit fait par un artisan, comme dans la structure des corporations  du Moyen Age, mais en considération à la valeur du travail apportée à la production de biens de consommations. Cette valeur est ce qui constitue  "un  capital". (D'où le livre de K. Marx intitulé : "Le capital"). Ainsi, le "capitalisme"  désigne une période de l'humanité caractérisée du point de vue économique par l'entreprise. 
On distingue à l'intérieur du "capitalisme", trois types d'entreprise : privée, de l'Etat, et mixte. Politiquement, il y a trois positions  qui se caractérisent selon le type d'entreprise qu'elles considérent comme le meilleur moyen de distribution de la richesse: 1) Libérale, qui laisse une grande place à l'entreprise privée, à l'initiative individuelle et, qui postule la concurrence comme moyen de régulation, réfusant   l'intervention  de l'Etat en matière économique. 2) Socialiste, qui soutient que c'est l'Etat qui doit contrôler et diriger l'économie  et la distribution de la richesse. La place de l'entreprise privée est très limitée. Une troisième position, est celle des courants Démocrates-chrétiens du XXème siècle, et des  Socio-démocrates, qui postulent un système mixte qui combine  entreprise de l'Etat (aujourd'hui on parle plus de "participation de l'Etat") et d'entreprise privée, avec une intervention régulée de l'Etat  dans le plan économique.
Ceux, donc, qui de façon un peu romantique, prônent la fin du capitalisme, ne comprennent pas bien de quoi ils parlent. On ne peut pas  faire marche arrière dans l'histoire. Et si l'on élimine l'entreprise, on met quoi à la place?  Par contre, quand on attaque le "capitalisme libéral", on se prononce pour le "capitalisme socialiste" ou "étatiste", c'est-à-dire, pour la fin de  la liberté individuelle et  "des libertés individuelles" telles que le  droit à la propriété et  à l'initiative individuelle dans toute sa généralité. (maria marquez-blanc)
September 27

Et maintenant, qu'allons-nous faire?

 

Et que fera-t-on des chômeurs, des exclus, des rmistes?.... Que se passera-t-il avec le RSA qui suppose un contrat de travail pour être effectif ? Ce n'était pas prévisible?... On dirait que les politiques et les économistes étaient dans un monde de rêves. Mais tout le monde  est aussi responsable, parce que tous veulent des rêves. Tous veulent qu'on leur raconte des histoires. Mais la réalité est là, et la réalité n'est pas irrationelle. Ce ne sont pas ni les mots ni les attitudes volontaristes ni les souhaits ni les voeux qui déterminent le réel.  Quand on croit à la magie, il ne faut pas s'étonner des catastrophes économiques. (maria marquez-blanc)

Une hausse du chômage annoncée

Laurent Wauquiez a avancé le chiffre de 30 à 40.000 demandeurs d'emploi supplémentaires pour le mois d'août. Il organisera lundi une «réunion de crise» avec tous les services de l'emploi.

«Les chiffres du chômage seront très mauvais et beaucoup plus qu'avant». Vendredi matin sur RMC, le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez a confirmé ce qu'annonçaient déjà plusieurs médias dès la veille. L'évolution du nombre de demandeurs d'emploi en août devrait être de «30 à 40.000 chômeurs de plus». Si le chiffre de 40.000 devait être atteint, il s'agirait, selon le site internet Rue89, du plus mauvais chiffre mensuel depuis 1993. Effectivement, selon les informations communiquées par l'Insee, le nombre de demandeurs d'emploi avait progressé en mars 1993 de 54.600, un chiffre depuis inégalé. Si la hausse devait concerner au moins 30.000 demandeurs d'emploi supplémentaires, il s'agirait de la plus forte progression depuis septembre 2003. Le chiffre officiel doit être annoncé lundi soir.

À titre de comparaison, en juillet, le nombre de chômeurs inscrits à l'ANPE en catégorie 1* avait enregistré une hausse mensuelle de 2.100 demandeurs d'emplois, soit 1,9 million demandeurs d'emploi au total. Il s'agissait de la cinquième hausse mensuelle des inscriptions à l'ANPE depuis le début de l'année et la troisième hausse consécutive depuis mai. À l'époque, la ministre de l'Economie et de l'Emploi, Christine Lagarde, avait pourtant salué «la poursuite de la décrue du chômage, quoique à un rythme plus faible».

Laurent Wauquiez a par ailleurs annoncé qu'avec Christine Lagarde, il réunirait «dès lundi» une «réunion de crise» avec «l'ensemble des services concernés par l'emploi, l'ANPE-Assedic bien-sûr, mais aussi l'Afpa (formation professionnelle), les collectivités locales qui sont partenaires». «Il faut être lucide, il n'y a pas de miracle, la situation économique internationale est très dure, elle va nécessairement avoir un impact sur la situation de l'emploi et du chômage», a affirmé le ministre.

Le taux de chômage au sens du BIT a stagné à 7,2% de la population active en France métropolitaine en moyenne au deuxième trimestre 2008, touchant plus de deux millions de personnes, et à 7,6% si l'on inclut les départements d'outre-mer (Dom), selon des chiffres publiés début septembre par l'Insee.

* La catégorie 1 de l'ANPE, qui sert de baromètre officiel depuis 1995, ne retient que les personnes cherchant un emploi à temps plein en CDI et n'ayant pas travaillé plus de 78 heures dans le mois écoulé.  (Le Figaro) 

September 25

Conseil municipal : la colère de Mme Michel.

 

En plus de la colère de Mme Hazan au Conseil municipal,  nous avons eu droit  à la manifestation de « colère » de l’élue communiste et adjointe au sport : Christine Michel. Le motif : la 1° mesure prise par l’actuelle équipe municipale de l’augmentation des revenus des actuels élus municipaux.  De même que dans le cas de la colère de Mme Hazan, la cause de la colère de Mme Michelle, n’est autre que le fait que cette mesure (qui la concerne) n’est pas justifiable étant donné l’état des finances de la ville, et surtout, face à  la situation de difficulté économique et de précarité qui vivent un nombre important d'habitants de la ville de Reims.

Mme Michel prétend justifier cette augmentation des revenus des élus, par le fait qu’elle « travaille beaucoup » et que c’est  « pour le bien public ».  Seulement que ces raisons ne semblent pas être valables pour tous. Il y a, ici  à Reims, beaucoup de personnes qui « travaillent beaucoup » et vraiment  « pour le bien public »,  souvent dans des conditions pénibles (ce qui n’est pas le cas de nos élus), et qui (contrairement à ceux-ci), n’ont aucun espoir de voir augmenter leurs revenus. 

Certainement, il est  très difficile (et cela a été toujours le cas), pour les socialistes et les communistes, de résoudre cette contradiction qui leur est  propre et caractéristique par cause de leur  matérialisme. Ils sont contre les « riches » mis ils aiment vivre comme  les riches. Ils disent que c’est « au nom  du peuple » parce qu’ils se disent les « représentants » du peuple, et que à ce titre, quand ils arrivent à prendre les biens des riches, ce ne sont pas eux qui deviennent des riches, mais que c’est « le peuple » du fait qu’ils sont les « représentants » légitimes du peuple. Ce ne  sont jamais  « eux «  qui arrivent  au pouvoir, mais « le peuple ».  (Je ne peux pas  m’empêcher de penser à « La Ferme des Animaux » d’Orwell.)

Selon Mme Hazan, le fait de trouver inacceptable l’augmentation des revenus des élus,  serait « une insulte ». Je ne vois pas en quoi cela peut être « une insulte ». A moins que dans ce fait, de l’augmentation de revenus de nos élus,  il y ait quelque chose d’objectivement immorale. (maria marquez-blanc)

La colère de Mme Hazan

 

Quel sens peut avoir une expression ou manifestation de colère dans un conseil municipal ? Un recours politique ?  Acceptons que pour  les gens de gauche une telle démonstration peut permettre de masquer l’absence de raison. Il est  de toute évidence, que Mme Hazan ne peut nullement convaincre de (1) sa  méconnaissance de l’état de finances de la ville de Reims,  et en même temps, (2) d’un bon exercice en tant qu’élue de l’opposition de la Mairie précédente, à laquelle elle fait responsable de l’état actuel des finances de la ville et, du fait d’avoir occulté cet état. Si M. Schneiter et son équipe ont sciemment occulté « l’état de finances », on ne peut pas nier que l’opposition a tous les moyens pour empêcher une telle conduite  anti-démocratique. Par ailleurs, c’est justement  le devoir et la fonction de l’opposition dans la démocratie, que de veiller à que les tendances autocratiques  ne s’imposent pas. Donc, ou Mme Hazan connaissait l’état des finances de la ville avant sa candidature à la Mairie, ou elle ne les connaissait pas. Si elle le connaissait, alors elle ne l’a pas dit et elle a fait son programme de campagne sans en tenir compte. Si elle ne le connaissait pas, il se suit qu’elle n’a pas exercée son devoir en tant qu’élue de l’opposition, puisqu’elle aurait laissé faire sans agir. Dans les deux cas, il y a une attitude qui n’est pas justifiable. D’où cette manifestation histrionique de colère, dont ceux qui ont assisté au 1° conseil municipal ont été les témoins. maria  marquez-blanc

 

Reims : Conseil Municipal. (L'Union)

 
"... chaude ambiance hier soir au conseil municipal où les élus étaient invités à examiner le budget supplémentaire 2008. Sans jamais prononcer le mot, la maire Adeline Hazan, s'appuyant sur les résultats de l'audit financier Klopfer, a tout d'abord mis en cause l'héritage laissé par son prédécesseur. « Je suis en colère parce que la situation financière n'est pas bonne alors que les impôts ont augmenté de 28 %. Dans le rapport que le maire avait eu en 2005 il y avait des signaux d'alarme. Si l'équipe continuait à avoir une gestion défaillante, une politique d'investissement sans fil conducteur elle allait droit dans le mur. Si nous sommes loin du dépôt de bilan nous allons devoir faire passer les investissements de 80M à 50M€ par an. Nous ne renoncerons pas à notre projet politique et déjà nous commençons avec ce budget de 7,6M€ de diminuer de 3M€ la part des emprunts de la ville. Nous proposerons en 2009 un budget de rééquilibrage et pas un budget de crise. Il n'y a pas péril en la demeure car il y a à la tête de la ville une équipe raisonnable. » Après avoir aussi exprimé sa colère contre le désengagement de l'État qui « ferme la base aérienne 112, réduit les concours financiers, met fin aux contrats aidés et parle de supprimer le fonds de compensation de la TVA, » l'élue a cédé la parole à l'opposition.
Pour l'UMP et les divers droite, c'est Jean-Marc Rose qui a dit à la maire qu'elle ne devait pas se retrancher derrière l'héritage car elle connaissait la situation. Demandant à la maire de réduire les investissements et mettant en doute sa capacité à faire passer les charges de fonctionnement de 5 % à 2 % pour éviter d'aller droit dans le mur, le conseiller a reproché à la maire de ne pas affecter l'essentiel de l'exercice à la diminution de la dette. Il lui a reproché aussi d'avoir impacter les comptes de 150.000€ en décidant d'augmenter les adjoints et sans doute d'autant pour renforcer son Cabinet et financer des postes d'assistants de groupes.
L'allusion aux indemnités des adjoints a particulièrement énervé l'adjointe aux sports Christine Michel. « Le président de la République s'est augmenté de 174 %. » Réclamant un vrai statut de l'élue, réaffirmant que son équipe était là avant tout « pour le bien public » n'a pas pu s'empêcher de recadrer Catherine Vautrin : « une députée qui gagne 12.000€ par mois, a des frais d'habillement, de transport et aura notamment à partir du 1er octobre comme vice présidente de l'Assemblée nationale une voiture avec chauffeur, le droit d'organiser des réceptions à l'assemblée, des prêts à 2 % etc. »
- « Vous tapez fort » a répliqué Xavier Albertini, le bras droit de Catherine Vautrin. « Le droit d'inventaire de Jean-Louis Schneiter n'a pas à être noirci. Les investissements faits rendent service à l'ensemble des Rémois. »
-Adeline Hazan : « On tape fort parce qu'à un moment donné on en a marre. Je pourrais dire que c'était la même chose pour Jean-Marie Beaupuy, député européen qui cumulait cette fonction avec un salaire d'adjoint. »
- « Votre colère me rappelle celle d'une candidate aux présidentielles dans un débat » a répondu Catherine Vautrin. « Vous ne pourrez pas vous abritez toujours derrière l'héritage. Si demain un socialiste rémois (NDR : Éric Quénard) est élu à l'assemblée nationale, il cumulera aussi les indemnités. Vous ne pouvez pas dire que vous voulez réduire les charges de fonctionnement tout en augmentant les indemnités des adjoints. »
-Adeline Hazan : « c'est malsain quand il s'agit de vous, mais quand les adjoints se font insulter, c'est normal. La situation est plus grave que nous le pensions. Mais dans six ans, les Rémois jugeront notre action. »
Le budget supplémentaire a été adopté. L'opposition, unanime a voté contre.
Alain Moyat
 

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